Cette mise à jour est marquée par le retrait de l'Algérie et de la Namibie de la liste des juridictions sous surveillance renforcée, ainsi que par l'ajout de la Bosnie-Herzégovine et de l'Irak. Aucune modification n'est en revanche intervenue concernant la liste des juridictions à haut risque.
Juridictions sous surveillance renforcée (Liste grise)
Les juridictions placées sous surveillance renforcée travaillent activement avec le GAFI afin de remédier aux déficiences stratégiques identifiées dans leurs dispositifs AML/CFT. Leur présence sur cette liste traduit l'existence d'un engagement politique visant à mettre en œuvre un plan d'action défini avec le GAFI dans des délais convenus.
Lors de la plénière de juin 2026, l'Algérie et la Namibie ont été retirées de la liste grise après avoir achevé avec succès les actions attendues par le GAFI. À l'inverse, la Bosnie-Herzégovine et l'Irak ont été ajoutés à la liste et se sont engagés à mettre en œuvre des réformes destinées à renforcer l'efficacité de leurs dispositifs AML/CFT.
Juridictions à haut risque (Liste noire)
Aucune modification n'a été apportée à la liste des juridictions à haut risque lors de cette plénière.
Le GAFI maintient son appel à l'application de mesures renforcées à l'égard de la République populaire démocratique de Corée (RPDC), de l'Iran et du Myanmar. Par ailleurs, la suspension de la Fédération de Russie demeure en vigueur.
Focus sur certaines juridictions sous surveillance renforcée
Monaco
Monaco a pris un engagement politique de haut niveau auprès du GAFI en juin 2024 afin de renforcer l'efficacité de son dispositif de lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et le financement de la prolifération.
Progrès réalisés
Depuis février 2026, le GAFI a reconnu plusieurs avancées significatives réalisées par la Principauté, notamment :
Monaco a pris un engagement politique de haut niveau auprès du GAFI en juin 2024 afin de renforcer l'efficacité de son dispositif de lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et le financement de la prolifération.
Progrès réalisés
Depuis février 2026, le GAFI a reconnu plusieurs avancées significatives réalisées par la Principauté, notamment :
- l'amélioration de l'identification et de l'analyse des risques de blanchiment liés aux infractions fiscales commises à l'étranger ;
- le renforcement des capacités de saisie, de confiscation et de recouvrement des avoirs criminels ;
- l'augmentation de l'efficacité des enquêtes et poursuites pour blanchiment de capitaux ;
- l'amélioration de la qualité et de la rapidité des déclarations de soupçon ;
- le renforcement de l'efficacité du système judiciaire dans le traitement des affaires de blanchiment.
Priorités restantes
Le GAFI indique que Monaco doit poursuivre la mise en œuvre de son plan d'action en :
- approfondissant sa compréhension des risques liés aux infractions fiscales commises à l'étranger ;
- démontrant une augmentation durable des saisies et confiscations d'avoirs criminels ;
- démontrant une augmentation durable des enquêtes et poursuites pour blanchiment de capitaux ;
- améliorant davantage l'efficacité des déclarations de soupçon ;
- renforçant l'application de sanctions administratives efficaces, proportionnées et dissuasives ;
- démontrant une application effective de sanctions pénales en matière de blanchiment de capitaux.
Au regard des progrès significatifs reconnus par le GAFI dans la mise en œuvre de son plan d'action, une visite sur place pourrait constituer l'une des prochaines étapes du processus de suivi. Cette phase vise à confirmer l'effectivité et la pérennité des réformes engagées avant qu'un retrait de la liste des juridictions sous surveillance renforcée puisse être envisagé.
Sous réserve de la confirmation de ces progrès, Monaco semble désormais bien positionnée pour envisager une sortie de la liste grise lors d'une prochaine plénière du GAFI, dont la prochaine session est attendue du 26 au 30 octobre 2026.
A noter également que le GAFI a reconnu lors de cette plénière que la Bulgarie et la Côte d’Ivoire ont substantiellement finalisé leur plan d’action respectif. Ces deux juridictions sont désormais éligibles à une visite sur place.
Îles Vierges britanniques (BVI)
Les Îles Vierges britanniques ont pris un engagement politique de haut niveau auprès du GAFI en juin 2025 afin de renforcer l'efficacité de leur dispositif AML/CFT.
Progrès réalisés
Depuis leur inscription sur la liste grise, les autorités ont notamment :
Sous réserve de la confirmation de ces progrès, Monaco semble désormais bien positionnée pour envisager une sortie de la liste grise lors d'une prochaine plénière du GAFI, dont la prochaine session est attendue du 26 au 30 octobre 2026.
A noter également que le GAFI a reconnu lors de cette plénière que la Bulgarie et la Côte d’Ivoire ont substantiellement finalisé leur plan d’action respectif. Ces deux juridictions sont désormais éligibles à une visite sur place.
Îles Vierges britanniques (BVI)
Les Îles Vierges britanniques ont pris un engagement politique de haut niveau auprès du GAFI en juin 2025 afin de renforcer l'efficacité de leur dispositif AML/CFT.
Progrès réalisés
Depuis leur inscription sur la liste grise, les autorités ont notamment :
- mis en œuvre un nouveau cadre relatif à la gestion des avoirs saisis et confisqués ;
- poursuivi les travaux visant à améliorer la supervision des secteurs exposés aux risques AML/CFT ;
- renforcé les mesures destinées à améliorer l'efficacité globale de leur dispositif de supervision.
Prochaines étapes
Les Îles Vierges britanniques doivent notamment :
- renforcer la supervision fondée sur les risques des prestataires de services fiduciaires et sociétaires, des entreprises d'investissement et des prestataires de services sur actifs virtuels ;
- garantir l'accès des autorités compétentes à des informations exactes, adéquates et à jour sur les bénéficiaires effectifs ;
- améliorer la qualité des déclarations d'activités suspectes ;
- accroître l'efficacité des enquêtes et poursuites pour blanchiment de capitaux ;
- augmenter les saisies et confiscations des produits du crime.
Liban
Le Liban demeure sous surveillance renforcée dans le cadre du plan d'action convenu avec le GAFI.
Progrès réalisés
Le GAFI a pris note des efforts engagés par les autorités libanaises afin de renforcer leur dispositif AML/CFT, notamment à travers :
- l'amélioration du cadre de supervision de certains secteurs assujettis ;
- le renforcement de la coopération entre les autorités compétentes ;
- la poursuite des réformes destinées à améliorer l'efficacité du dispositif de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.
Priorités restantes
Le Liban doit poursuivre ses efforts afin de :
- améliorer l'efficacité des enquêtes financières et des poursuites pour blanchiment de capitaux ;
- renforcer l'application des mesures préventives par les entités assujetties ;
- améliorer la qualité du renseignement financier et son exploitation opérationnelle ;
- accroître l'efficacité des mesures de confiscation des avoirs criminels ;
- démontrer des résultats durables dans la mise en œuvre de son plan d'action AML/CFT.
Le maintien du Liban sur la liste grise rappelle l'importance, pour les professionnels assujettis, d'adopter une approche fondée sur les risques lorsqu'ils sont amenés à traiter des opérations ou des structures présentant des liens avec cette juridiction.
Pour toute information complémentaire, veuillez contacter : office@rosemont-mc.com.
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